L’année liturgique expliquée à ma fille : 3 – le temps de Noël

Après avoir raconté à #babygirl le temps de l’Avent et la grande fête de la Nativité, j’ai poursuivi en lui racontant le temps de Noël… ces deux semaines et demi qui suivent la fête de la Nativité de Notre Seigneur. Tout ce temps de Noël est comme une longue période de fêtes ! J’ai presque l’impression d’en raconter un peu tous les jours…

C’est ainsi que le dimanche après Noël j’ai pris #babygirl dans les bras, et devant la crèche posée sur un rayon de ma bibliothèque je l’ai invité à bien la regarder en lui disant :

« Non ! Ne touches pas ! Il faut juste regarder avec les yeux. Tu sais une crèche, c’est fragile… Fragile comme un petit bébé. Regarde Jésus, couché dans sa mangeoire… il est fragile. Il a besoin de chaleur et d’amour. Pour la chaleur, il y a les animaux… Pour l’amour il a Marie et Joseph.

« Aujourd’hui, c’est la fête de la Sainte Famille. C’est un temps pour observer cette famille là, celle de Jésus… cette famille qui s’est occupée de lui, l’a soigné, habillé, donné a manger…qui a été à ses côtés quand il a fait ses dents et qu’il a eu mal… cette famille qui lui a tenu la main pour ses premiers pas…

« Bref, c’est aussi une façon de voir à quelle point la famille, c’est beau et ça compte. »

J’aurai pu lui chanter aussi le refrain de la Manif Pour Tous : « un papa ! Une maman ! Et des bisous… tout le temps ! »… mais je ne veut pas politiser cette petite tout de suite… restons-en à la loi de la nature avant de lui parler de celles des États Nations… elle a bien le temps de grandir.

Globalement, je dois bien dire, que je n’ai pas eu beaucoup d’inspiration pour lui expliquer ce que c’est que cette fête de la Sainte Famille… alors j’ai fait court. Et chat échaudé craint l’eau fraîche, j’ai senti la même pente glissante pour la journée mondiale pour la Paix (le premier de l’an). Du coup, j’ai changé mon fusil d’épaule et j’ai placé ça discrètement à la prière du soir, entre la récitation du Notre Père et le chant du Je Vous Salue Marie :

« Seigneur Notre Dieu, donne nous la Paix.

« Toi qui es notre Père, donnes-nous le cœur pour voir les autres comme tes enfants bien-aimés et donc comme nos frères et nos sœurs. »

Faire plus court, on ne pouvait pas ! Je ne voulais pas me lancer dans un discours qui puisse être moralisateur du genre « être gentil avec ta petite copine de garde partagée, ne pas faire de caprice avec la nounou, faire plein de câlins à ta maman, ne pas tirer la queue du chat… »

Je me suis dit que j’allais me rattraper pour l’épiphanie… Avec #babygirl dans les bras, on a été chercher à l’autre bout de la maison les rois mages (ils étaient encore loin… l’année dernière je l’ai avait avancé un peu chaque jour…) accompagné du sempiternel « Non, ma chérie, il ne faut pas toucher… c’est papa qui les prends parce que c’est fragile… » et j’ai été les installer dans la crèche (qui est toujours sur un rayonnage de la bibliothèque).

« Il était une fois, dans un pays très lointain, par delà les montagnes, les déserts et de riches forêts des sages un peu alchimistes, un peu astronomes, un peu philosophes et peut-être un peu poètes aussi qui cherchaient à connaître le monde, à le comprendre et à percer les nombreux mystères de la vie.

« Un jour ils virent dans le ciel une nouvelle étoile. Il firent de nombreux calculs savants et furent convaincu que cette étoile n’était pas là pour rien. Pour qu’un astre vienne ainsi illuminer la nuit insondable, il fallait bien qu’il montre le chemin vers quelques grands secrets… Ils furent convaincu que cette étoile leur indiquait le chemin vers le trône d’un grand roi.

« Ils se mirent alors en chemin et lorsqu’ils arrivèrent à la crèches ils furent surpris de voir Jésus dans une mangeoire. Ils pensaient qu’il aurait dû naître dans un palais somptueux… Mais pour se faire plus proche de chacun d’entre nous, Dieu voulait se faire humble et discret.

« Ils lui offrir alors des trésors précieux pour les offrir au plus grand des rois pour lui dire combien ils étaient content de le voir. »

Et ensuite le temps de Noël se poursuit jusqu’au dimanche suivant : celui où l’on fête le Baptême du Seigneur. Alors après avoir rangé la crèche devant les yeux tout triste de #babygirl, je lui ai expliqué :

« Maintenant on range la crèche parce que Jésus il a grandi. Aujourd’hui on fête son baptême. Ce jour là, Jean-Baptiste l’a baptisé en lui faisant couler de l’eau sur la tête en signe de purification. Toi aussi tu as été baptisé de la même manière : quand tu étais toute petite, le prêtre il a fait couler de l’eau sur ta tête.

« Après que Jean-Baptiste a tout mouillé Jésus, il y a un un grand BOUUUUM BADABOUM dans le ciel et une colombe est descendue sur Jésus dans un rayon de Lumière.

« La colombe représente l’amour que Dieu veut pour nous. Le baptême n’est donc pas simplement se laver (ça on peut le faire dans son bain), c’est être tout plein rempli d’amour.

« Et c’est à partir de son baptême, maintenant qu’il est grand, que Jésus est aller se balader un peu partout dans son pays en disant à tout le monde d’être gentil et de pas faire de bêtise. »

Maintenant commence le « temps ordinaire » ! C’est une nouvelle aventure qui commence pour Jésus : son ministère public. Ce sera pour une autre fois.

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