De l’attaque rangée contre l’Eglise catholique

Dans la lutte contre la religion en général et contre la religion catholique en particulier, il y a une typologie d’attaques qui concerne l’Eglise, la structure ecclésiale en elle-même. Il n’est pas question là d’attaquer des points du « dogme », non. Il s’agit d’attaquer l’institution… les erreurs de celles-ci, les fautes qu’elle aurait commise pour mieux saper les bases de la transmission du message évangélique. Peu importe le catalogue, réel ou supposé de griefs que l’on peut avoir contre l’Eglise, ceux-ci portent hélas bien souvent le même message subliminal : l’Eglise a commis des fautes, elle n’est donc pas légitime pour transmettre le message évangélique. Dans une telle assertion il est deux points qui méritent égale attention : le fait que l’Eglise commette des fautes d’une part, le fait que cela influe sur sa légitimité dans la transmission de la Bonne Nouvelle d’autre part.

Le raisonnement est un peu celui de jeter le bébé avec l’eau du bain.

Qu’est ce que l’Eglise ? En langage profane nous pourrions dire que ce sont l’ensemble des chrétiens. Le pape, les évêques, les prêtres, les diacres, les religieux et les religieuses, mais aussi et surtout les fidèles, baptisés dans le Christ. D’un point de vue plus théologique, en reprenant à mon compte les termes de Joseph Ratzinger dans Foi Chrétienne hier et aujourd’hui (voir dans la troisième partie « L’esprit et l’Eglise », le titre, « La sainte Eglise catholique »), il est possible de dire que l’Eglise est définie par son culte : comme communauté de table autour du Ressuscité. A partir de cela l’Eglise peut être comprise aussi « comme communauté de tous ceux qui, grâce à cette table, sont unis également unis ente eux ».

L’Eglise si elle est sacramentelle n’en et pas moins constituée d’hommes, ces « pierres vivantes ».

Et il y a des chrétiens qui ne sont pas parfait ? Et le plus « amusant » c’est que les contempteurs de l’Eglise catholique en tombent à la renverse… Pourquoi les faiblesses des hommes épargneraient-elles les baptisés ? Ce serait trop facile. C’est bien avec nos forces et nos faiblesses que Jésus nous appelle à le suivre.

Il y a des chrétiens (et parmi eux, des prêtres, des évêques et mêmes des papes) qui ont « péchés » ? Que ne la savons nous que trop. Des petits péchés toujours, des trahisons ou des crimes de sang parfois ? Oui, l’homme n’est pas parfait, tout chrétien qu’il soit ; pourquoi les anticléricaux voudraient-ils nous faire croire que la validité de l’Eglise serait conditionnée à une soi-disant perfection de ses « membres » ? Pensent-ils que nous sommes naïfs au point de croire que tout homme d’Eglise que nous sommes, nous n’en serions pas moins tentés par le mal ? Chrétiens nous sommes « dans le monde » ; à ce titre, nous sommes imprégnés de l’esprit de notre temps porteur parfois de bien des blessures et de regards faussés sur le monde.

Qu’un seul regard sur l’Évangile suffise pour nous montrer que les apôtres, premiers évêques que le Christ a lui-même institué étaient des hommes de leurs temps. Ne les voyons nous pas se disputant pour savoir lequel d’entre eux serait assis à la droite de Dieu dans le paradis ? Ou Thomas douter du témoignage de ces amis… Et Simon, choisi pour être le premier d’entre eux, que l’on voit renier Jésus… Enfin, Judas, qui a vécu auprès du Christ, qui le trahi et le livre…

A quoi pensent nos « bonnes âmes » quand elles nous disent de nous méfier de l’Eglise car elle a fait ceci ou cela de mal ?

Les bonnes âmes nous prennent-elles pour des naïfs à ce point ? Voudraient-elles d’une Eglise « parfaite » pour y croire ? Ce serait trop facile, ce serait de même nature que ceux qui disent qu’ils ne croiraient que s’ils voyaient Dieu. Non, l’Eglise est faite d’homme et de femmes, avec leurs forces et leurs faiblesses, qui s’efforcent tant bien que mal de suivre le Christ et qui n’oublient pas que dans leurs faiblesses elles peuvent compter sur la miséricorde de Dieu pour faire route ensemble. Souvenons-nous à cette fin des paroles par lesquelles le Pape François a conclu son premier Angélus :

« Mais Jésus nous a appelés à faire partie d’une nouvelle famille, son Eglise, dans cette famille de Dieu, en marchant ensemble sur le chemin de l’Evangile. Que le Seigneur vous bénisse, que la Vierge vous protège. N’oubliez pas ceci : Le Seigneur ne se lasse jamais de pardonner! C’est nous qui nous nous lassons de demander pardon. »
(source : Vatican.va)

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un commentaire

  1. Et je dirais aussi pour conclure, que si l’Eglise était parfaite et les chretiens également, le terme « miséricorde » n’existerait pas dans l’eglise !!! #CQFD

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